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Voici une Analyse du Cycle de Vie  (ACV) de chaque mode de production d’électricité, issue des énergies renouvelables dont l’Europe et la France font la promotion pour atteindre leurs objectifs de réduction de leurs émissions de CO2.  Il est intéressant de rajouter cette pièce au puzzle monstrueux du réchauffement climatique.
 
Areva winf eolien offshore M5000
 
 
 
Il est actuellement admis que l'activité humaine est responsable d'émissions importantes de gaz à effets de serre, contribuant au réchauffement climatique et donc au bouleversement constatés sur le climat et l'environnement. Les premières migrations de populations ont commencées au Canada ou dans des îles tropicales.
Le monde a pris une décision de se tourner vers des sources d'énergies mois émettrices de ces gaz.
Contre toute idée dogmatique nous nous questionnerons aussi sur la contribution de ces sources dites renouvelables ainsi que sur l'environnement et l'Homme selon le modèle suivant :
  • Mode de production d'électricité nécessaire à l'activité humaine et son mode de vie développé,
  • son coût et,
  • ses conséquences
 

Biomasse :

Emission par KWH : 55 g de CO2
Impact environnemental : si production intensive alors pollution  atmosphérique et par pesticides ainsi que réduction de la biomasse. De plus on peut imaginer un accroissement d émissions de particules fines co …
 
image ecolo-trader.fr
 

Hydro-électricité :

Emission par KWH : 8g de CO2
Impact environnemental : destruction de milieux naturels émissions de méthane et dégradation de la qualité de l eau – eutrophisation du milieu et maladies humaines. Erosion des sols et des deltas en aval et possible utilisation accrue en amont de fertilisants.
Déplacement fréquent de population.
image ecolo-trader.fr
Crédit : Velcan Energie 
 
 

Eolien :

Emission par KWH : de 9 à 25g de CO2
Impact environnemental : bruit ; chocs avec les oiseaux, impact paysager. 
Notons que selon l'AFP L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) estime qu'il n'est pas nécessaire de définir une distance d'installation minimale entre les parcs éoliens et les maisons et qu'il faut évaluer l'impact acoustique "au cas par cas".

image ecolo-trader.fr
parc éolien dans les Pyrénées Orientales
 
 

Solaire photovoltaïque :

Emission par KWH : 60g de CO2
Impact environnemental : Emissions importantes de sous produits tels que cadnium, plomb ou métaux lourds…
 
image ecolo-trader.fr
(crédit éneovia -StratègEco Solar ) 
 
 

Solaire thermique :

Emission par KWH : nc g de CO2
Impact environnemental : non communiqué . Dommage car elle apparaîtrait comme la source la plus respectueuse tout au long de sa réalisation et de sa production (pour les dernières versions).
 
image ecolo-trader.fr 
Crédit CNRS : themis première centrale française
 
 
 

Hydrolien / énergie marémotrice / vague :

Emission par KWH : nc g de CO2
Impact environnemental : non communiqué
Dommage car elle apparaîtrait aussi comme une source respectueuse pour des moyens comme les hydroliennes Sabella par exemple 

image ecolo-trader.fr
crédit HydroHélix
 
image ecolo-trader.fr
crédit énergias Portugal
 
 
 

Que dire donc vu la précédente analyse ?

Faut il les abandonner ces nouvelles sources d'énergies issues de ressources inépuisables et donc renouvelables ?  
Non, car si elles ne sont pas forcément 100% propres, il est légitime de les comparer aux modes actuels de productions. Pourtant des exemples "contre productifs existent" : c'est le cas d'une usine de silicium qui consomme énormément d'énergie (de quelle source ?) et de métaux dits « lourds »  et n' est pas forcément certifiée ISO14001, en provenance de pays peu scrupuleux.

Mais ces façons de produire ont l'avantage de pouvoir rester à terme alors que d'autres sources disparaîtrons à terme (dont pétrole). De plus les énergies concurrentes ont un lourd passé ! Tant en matière de destruction des écosystèmes, de santé publique, ou d'impact sociaux, il ne faut pas l oublier (nucléaire et ses déchets dangereux et irréductibles laissés aux générations futures...) . Il faudra donc rester vigilant dans le déploiement ces énergies plus respectueuses. 
 
 

Que vaut l étude ACV (Analyse du Cycle de  Vie) ?

L'ACV est une étude scientifique des vices et des vertus de chaque énergie. L étude est méthodique et fastidieuse, réalisée étape par étape, recensant tous les matériaux consommés, les déchets rejetés, tous les coûts énergétiques, des process employés etc. Les chiffres proposés sont issus des ACV réalisées par l'université de Louvain en Belgique (très respectée).
 
 
Exemple :
Pour produire 1GW éolien en puissance, il faut 360 tonnes de béton, 1.240 t. pour les barrages hydroélectriques et 560 tonnes pour une centrale nucléaire.
De même, côté acier (consommateur de CO2)  il faut 125 tonnes pour cette même production d 1GW pour l'éolien, 14 tonnes pour un barrage et 60 pour la centrale nucléaire. Quant au photovoltaïsme…c'est le pire !
 
 

La question du nucléaire n'est pas posé ! 

Quid du nucléaire que l'on présente comme l'énergie salvatrice et en plein essor, la France en grand leader malgré Fukushima. Peu émettrice de CO2 mais quid des extractions d'uranium, des déplacements des déchets ultimes, sans parler du dé mentellement des installations et de la gestion long terme des déchets contaminés… (les études épidémiologiques ont du mal à sortir).
 

Scénarios énergétiques

Pour l'heure la multiplicité des scénarios énergétiques ne divergent pas trop, même entre l'AIE et Greenpeace, seul 30% des besoins seront produits par le renouvelables. Par contre les économies d énergies peuvent s'avérer essentiel et avec un effet de levier plus important. Les espoirs les plus importants étant fondées sur le solaire (selon Global Chance) qui présente une croissance du rendement forte d année en année ( 5 puis 14 maintenant plus de 22 et bientôt 40 voire 80% en laboratoire... !).
En France, selon NégaWatt (qui prone la réduction de la consommation), il y a un formidable réservoir de réduction de la facture et de la production, en lançant des programmes de sensibilisation et à l'isolation des habitations et en faisant attention à de multiples gestes économiques (débrancher les mises "en veille" ...).
 
 

Conclusion

Je crois que nous ne devons pas avoir peur de développer ces capacités d'énergies issues de sources renouvelables : nous ne voulons pas retourner au Moyen Age. A court terme, même si elles ne semblent pas toutes aussi vertueuses, sur le long terme, elles le seront et nécessaires. Le rapport est sans égal si nous osons déjà remonter le temps, et parions sur le futur et la recherche et développement pour qu'elles le soient encore plus, et atténuons un siècle de développement finalement bien peu durable. Il est temps de remettre l'Homme au centre de nos préoccupations durables, et moins les finances ?.  
 
 
Sources :
Science et Vie : mars 2008
NégaWatt
Tag(s) : #environnement

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