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Procelpac et Sacs Papiers de France ont fait réaliser par Ecobilan, une étude d'évaluation des impacts environnementaux des sacs boutiques en papier et en plastique. C’est l’Analyse du Cycle de Vie du produit (dit ACV). Cette étude plutôt positive rappelle aussi le danger possible des généralisations abusives. Synthèse.
 

image ecolo-trader.fr

(sac papier classique)

 

 

Effets positifs du sac papier

En comparant les sacs en papier avec des sacs en plastique classique que l’on se voit distribué en boutique, utilisés une fois, le papier obtient de meilleurs résultats que les sacs plastique pour :

 

  • la consommation énergétique,
  • les émissions de CO2,
  • l’acidification,
  • les oxydants photochimiques (responsables du smog) et,
  • les déchets ultimes.
 
 

Effets négatifs du sac papier

En revanche, ces mêmes sacs en papier ont une consommation d’eau importante et pourraient entraîner l’eutrophisation de sites aquatiques.
Ces résultats d’études fournis par Ecobilan, branche de PriceWaterhouseCoopers sont en apparence contradictoires avec ceux obtenus lors d’une précédente étude (Carrefour sur les sacs de caisse en plastique). Mais pour l’organisme d’étude, la fonctionnalité et les finalités du sacs pouvant varier énormément, les résultats de l’ACV peuvent aussi se révéler contradictoire.
 

image ecolo-trader.fr

 

PROCELPAC

C’est le rassemblement des producteurs du matériau papier-carton d’emballage afin de  favoriser la réflexion sur leur métier et leurs perspectives, favoriser la coopération, développer la recherche, ainsi que communiquer leur action en faveur de la prévention, de l’éco-conception et du devenir des produits papiers. Un exemple d’économie circulaire ou industrielle prônée par Dominique Bourg .
Il faut savoir que le matériau papier-carton est l’un des premiers des matériaux utilisés dans l’emballage, en France et dans le monde. En France, ce ne sont pas moins de 4,5 millions de tonnes qui ont été produites pour être transformées en emballages les plus variés pour tous les secteurs industriels et commerciaux.
 
Le secteur s’articule autour de trois familles de produits :
  • Les papiers d'emballage : par exemple, de sacs industriels, petits sacs, papiers de pliage ou d’enveloppage, papiers techniques et spéciaux.
  • Le carton plat : pour la production de boîtes pliantes, boîtiers, étuis ou coffrets de luxe.
  • Les papiers pour ondulé : qui après transformation en carton ondulé, serviront à la réalisation de caisses de regroupement, présentoirs, boîtes, boîtiers, plateaux de fruits.
 
PROCELPAC constitue donc pour la filière une vitrine de leur métier du matériau papier-carton d’emballage au sein de l’industrie papetière. Elle fait bénéficier de l’industrie des réflexions et permet l’établissement de nouveau process qui se révèlent important actuellement.
 

Matières de base renouvelable

Le matériau de base de l’emballage papier-carton est la fibre de cellulose (bois).
Elle peut-être « neuve » ou de fibres recyclées
  • Les fibres « neuves » proviennent des sous produits du bois, ressource naturelle en renouvellement constant.
  • Cette matière, contenue dans les produits papier-carton usagés, est réutilisée par recyclage après récupération.
Cela créé une économie en boucle permettant au secteur industriel de disposer d’un réservoir de fibres constamment renouvelé, en expansion permanente grâce aux collectes (filière REVIPAC).
 

Energies propres et rendements

L’économie d’énergie et la réduction des émissions de COconstituent les principales préoccupations liées au développement durable.
L’industrie des papiers et cartons d’emballage utilisent la biomasse et développe le recyclage, ce qui limite ses émissions de CO2 alors même qu’elle contribue à fixer le carbone en favorisant le développement de l’éco-système forestier.
Par ailleurs, elle mentionne ses efforts d’optimisation et assure avoir réduit de 13 % en quinze ans sa consommation d’énergie pour chaque tonne produite.
 

Consommation d'eau et rejets polluants

Ressource naturelle et précieuse, l’eau est nécessaire à l’industrie des papiers et cartons d’emballage comme  “véhicule” à la fibre de cellulose tout au long du process. Cependant, la consommation de cette ressource-clé pour la fabrication d’une tonne de papier-carton a toujours été excessive. Néanmoins elle a été divisée par quatre en moins de vingt ans.
Les rejets de matière oxydables dans les cours d’eau ont aussi été réduits de plus de 60 % et les rejets de matières en suspension de 68 % depuis 1980. En dépit d’un accroissement de la production, les rejets dans l’atmosphère (taux de SO2 notamment) font mieux que satisfaire aux normes. Qui a approché il y a plus de 10 ans une industrie papetière se souvient forcément de l’odeur nauséabond… .
 
 

Quid du sac plastique ?

Bruxelles ayant refusée son interdiction totale, les sacs plastiques non biodégradables pourraient être néanmoins taxés, mais cela reste très incertain. Cette taxe pourrait être différenciée selon le type de sacs et viserait à pénaliser en priorité les sacs classiques au profit des sacs biodégradables dont les sacs papiers.

et les sacs bioplastiques ?

 

Ces sacs d’origine biologique (fécule de maïs ...) constitueraient en effet une diversification intéressante pour la filière agricole dans son ensemble, même s'il reste encore de nombreuses contraintes.

Dans un premier temps le un prix au moins trois fois plus élevé, une nécessité de terres arrables détournées de l'alimentation, une utilisation éventuelle  de plantes OGM, un compostage particulier (demande des températures élevée supérieures à 58°C) et dégagement de méthane ou CO2). Bref encore des contraintes importante, que la Recherche et développement finira par améliorer les process de production.

 

 

 

Source : Procelpac, ECOBILAN (PriceWaterhouseCoopers)

Tag(s) : #environnement

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