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La société LOÏRA installée à Toulouse et qui en partenariat avec l’Institut anticancéreux Claudius Regaud, l’Université Paul Sabatier et sous maîtrise d'ouvrage de l’Association Ampère,  inaugure un pilote industriel de traitement de l'eau de tout produit xénobiotique : une révolution dans le monde des traitements conventionnels des xénobiotiques.

 

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Traitement de l'eau des xénobiotiques

Baptisé Loïlyse par la PME innovante toulousaine LOÏRA, le procédé vise à éliminer les composants actifs chimiques applelés xénobiotiques, qui résistent aux techniques actuelles d’épuration, mêmes les plus innovantes.

 

Les xénobiotiques : Un xénobiotique (à l’origine, le terme vient de xénobiose, du grec ancien ξενος « étranger » et βιος « vie ») est une substance qui est étrangère à l’organisme vivant  .

En général, un xénobiotique est une molécule chimique polluante et peut être toxique à l'intérieur de notre organisme, y compris pour de faibles concentrations   (par exemple les pesticides, mais aussi médicaments comme les anticancéreux ou les hormones de synthèses). Cette toxicité s’explique simplement par l’inadaptation des organismes vivants qui n’ont jamais rencontré cette substance lors de leur évolution.

 

 

photo_loilyse_loira.jpgLe pilote actuellement installé donnera les premiers résultats in situ courant juin 2010, et permettront d’affiner les résultats obtenus.

Cet équipement permettra d'équiper par la suite les hôpitaux et les laboratoires pharmaceutiques.

 

Rappelons que l'état sanitaire de l'eau de la Garonne, faisait encore récemment couler beaucoup d'encre. En effet les choix des traitements anticancéreux provoquent des rejets "massifs" de produits xénobiotiques dans les eaux usées, qui se déversent dans le fleuve.

 

De plus des études ont aussi montré une féminisation des populations des poissons. Une augmentation anormale de la proportion d'individus femelles chez les poissons d'eau douce, dont la cause serait le déversement de substances toxiques dans les cours d’eau, les nappes, les rivières. Aujourd’hui, ces substances ne sont pas détruites ou dégradées dans les filières traditionnelles de traitement des eaux usées ; on dit qu’elles "traversent" les stations d’épuration. Elles restent donc présentes dans les eaux usées rejetées dans le milieu naturel, voire dans certaines eaux destinées à la consommation humaine, après et malgré l’épuration.

 

loira logoLoïra : la société

Loïra, est spécialisée dans le traitement des eaux usées domestiques par des filières de     type bioréacteur à membrane, pour collectivités ou industriels mais aussi de microstation     individuelle pour architectes, promoteurs ou particuliers.

Depuis plusieurs années, elle s'est rapprochée du laboratoire des interactions     moléculaires et réactivité chimique et photochimique de l'Université Paul Sabatier de     Toulouse, de l'établissement de soins anticancéreux Claudius Regaud, et de l'Agence de     l'Eau Adour Garonne.

Ensemble, ces acteurs ont mis au point une technique photochimique permettant la    dégradation de ces substances. Le procédé mis au point n'engendre aucun sous-produit     autre que des molécules organiques simples, constituant la formule de base de l'eau (H2O, CO2,…) rappele Jacques Debuire, fondateur de Loïra, et qui a déjà été invité à l'Elysée par le Président Nicolas Sarkosy en 2009.

 

Créée en 2008, le chiffre d'affaire de Loïra a été multiplié par 4 cette année.
15 emplois ont été créés dans une période économique difficile.
22 affaires gagnées de 5EH à 9000EH grâce à des maîtres d'ouvrages et les maîtres d'oeuvres de confiance.
Le dynamisme d'une PME = 3 brevets internationaux déposés (brevets LOISOL, LOIDISC, LOIMAX)

et 2 en cours de dépôt (loïfix, Loïlyse) .

 

LOÏLYSE : présentation

Le projet Loïlyse en quelques mots :

  • Loïlyse qui a mobilisé plusieurs partenaire a été financé à hauteur de 40 %  par l’Agence de l’eau Adour-Garonne et 40 % par le FEDER – Fonds européen de développement régional, dans le cadre de son programme Protection des ressources en eau.
  • Le montant global du pilote industriel de Loïlyse s’élève à 600 000 euros 
  • Un bilan sera dressé en juin pour valider définitivement les tests industriels et ouvrir la voie à la commercialisation du procédé, avec des perspectives d’équipement pour les hôpitaux, mais aussi les laboratoires chimiques et pharmaceutiques.

 

Source :  www.loïra.fr

Tag(s) : #PME vertes

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