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Selon la SOEST, la School of Ocean and Earth Sciences and Technologies d'Hawaï, la marée noire de BP (Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique) pourrait déferler sur les plages d'Europe et donc de France.

 

 

 

 

 

Du Golfe du Mexique dans l’Atlantique, puis, via le Gulf Stream, jusqu’en Europe… Tel pourrait être le parcours de la marée noire issue de l’accident de la plateforme Deepwater Horizon, calculé par l’Ecole des sciences et technologies océaniques et terrestres (Soest) à l’Université d’Hawaï à Manoa.

Les chercheurs ont simulé sur un an le trajet des particules de pétrole en utilisant un modèle informatique à haute résolution, l’OFES (Ocean General Circulation Model for the Earth Simulator). Les concentrations utilisées pour référence correspondent à 50 000 barrils/jour déversés sur 150 jours.

 

Voici l’animation publiée par la SOEST, ou l'on découvre le trajet que prendrait la nappe de pétrole via le détroit qui sépare la Floride de Cuba, avant d’entrer dans l’Atlantique, longer les côtes du Sud des Etats-Unis avant d’entrer dans le Gulf Stream.

 

Simulation et image IPRC/SOEST/UHM

 

Evolution de la marée noire Deepwater Horizon de BP

 

Selon les études, voici comment la nappe de pétrole évolue :

* 10 à 30% de la nappe de la marée noire est éliminée par évaporation des hydrocarbures

* 20 à 40% de la nappe de pétrole est photo-oxydé

* il est admis que généralement jusqu'à 20% des hydrocarbures sont récupérés

* 30% des particules restantes vont soient se dispersées (biodégradation) se sédimentées et la SOEST pense que 20% des d’hydrocarbures relâchées pourraient ainsi finir au milieu de l’Atlantique après un an, dérivant vers l’Europe.

 

Si des particules touchent le Vieux Continent, ce sera cependant sous une forme très diluée, soulignent les chercheurs. La prudence est d’autant plus de mise que le modèle ne tient pas compte du vieillissement des nappes de pétrole, notamment de l’action microbienne. Les concentrations données par la simulation pourraient donc être surévaluées et les chercheurs mettent en garde contre toute interprétation catastrophiste : leur travail n’a pour but que d’explorer les scénarios possibles et d’aider à préparer l’avenir.

 

 

Source : SOEST , Sciences&Vie juillet 2010

Tag(s) : #environnement

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