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Energie verte. En Europe, l'Allemagne a engagé depuis 2011 une transition énergétique radicale, ou "Energiewende". Le but avaoué est l'abandon complet du nucléaire avant 2022. Les industriels ont déjà commencé par rééquilibrer leurs activités. Viendra ensuite la réduction des émissions de gaz à effet de serre du pays det ce avant 2050. François Schott présente ce choix.

 

change Kayla kidwell-Snider Greenpeace

 


En matière environnementale aussi, les choix de l’Allemagne dictent ceux de l’Europe. Suite à l’accident de Fukushima, en mars 2011, Angela Merkel a décidé d’organiser la sortie du pays du nucléaire. Celle-ci doit intervenir au plus tard en 2022, et sera « irréversible », selon la chancelière. Mais l’abandon de l’atome ne représente qu’une partie d’un vaste ensemble de mesures ayant pour but d’opérer une véritable « transition énergétique », ou Energiewende, en faveur d’une économie décarbonée. D’ici 2050, le pays entend produire son électricité en se passant presque complètement du gaz, du pétrole et du charbon pour les remplacer à 80 % par des énergies renouvelables. C’est le programme le plus ambitieux parmi les grands pays industrialisés. 

 

Un effort digne de la Réunificatio
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Dans une note d’analyse publiée mardi, le Centre d’analyse stratégique (CAS), un organisme d’études rattaché à Matignon, détaille les enjeux cette politique énergétique pour l’économie allemande, mais aussi pour la France et l’ensemble du continent européen. Et, d’après les experts, ce ne sont pas les difficultés qui manquent. Même si l’Allemagne a pris une longueur d’avance dans le 

développement du solaire et de l’éolien, le passage d’une part de 20% d’énergies renouvelables aujourd’hui à 80% en 2050 implique de lourds investissements, qui se chiffrent en centaines, voire en milliers de milliards d’euros. Une étude du professeur Alfred Voß, de l’université de Stuttgart, évoque des chiffres dépassant les 2 000 milliards, « une somme digne des efforts financiers réalisés dans le cadre de la réunification allemande ».  « Ces montants très élevés ne sont pas forcément incompatibles avec les capacités financières de l’Allemagne », souligne le CAS, cependant ils pourraient affecter (...)


Défis technologiques

D’autres défis, technologiques ceux-là, se posent. En particulier celui du stockage de l’électricité, corollaire nécessaire au développement d’une production intermittente d’électricité basée sur des éléments naturels (vent, soleil, etc). « À court terme, et même s’ils continuent à exporter de l’électricité sur l’ensemble de l’année, la fermeture accélérée des centrales nucléaires et l’augmentation de la production intermittente éolienne et photovoltaïque obligent les Allemands à s’appuyer fortement sur les systèmes électriques de leurs voisins européens pour assurer leur équilibre production-consommation : une décision aussi rapide n’est donc pas “exportable” », relèvent à ce sujet les experts du CAS.

Mais à moyen-terme, la stratégie allemande pourrait s’avérer ... (finir l'article ici)


Source : François Schott pour EasyBourse - septembre 2012

 

Tag(s) : #NRJ vertes

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