Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La municipalité de Toulouse présente depuis le 6 avril un prototype de trottoir permettant de générer de la lumière grâce aux poids des passants. L’installation est à découvrir sous le porche de la cour Duranti, rue du Lieutenant Colonel Pélissier à Toulouse, et pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans la gestion de l’éclairage public.

 

 

 


 

C’est une technologie sans doute unique au monde, développée par une entreprise néerlandaise, qui est actuellement en test à Toulouse. Le principe est simple : le passant marche sur des dalles en verre qui convertissent les vibrations de son pas en énergie électrique. Sur les dix mètres de la démonstration, un passant adulte marchant normalement permet l’allumage d’une lampe de 50 watts. « Un pas correspond à une création d’énergie de 5 watts environs, explique Karim Amanou, du service Eclairage public de la mairie de Toulouse. Une batterie reliée aux dalles permet de stocker l’énergie afin de la réutiliser. »


Ce concept novateur est l’aboutissement d’une réflexion sur la production de l’énergie utilisée pour l’éclairage municipal, menée par Alexandre Marciel, adjoint au maire de Toulouse en charge de l’éclairage public et de la logistique municipale. « Nous nous sommes rendu compte de l’existence de sources d’énergie que nous ne soupçonnions pas, annonce-t-il. Lorsque l’on marche, notre poids peut être converti en électricité, qui peut elle-même être stockée et réutilisée plus tard. De nombreux industriels, comme Philips, ont déjà commencé à plancher sur cette problématique, et des solutions commencent à apparaître. »

Bien entendu, l’heure n’est pas encore à la commercialisation de ce trottoir nouvelle génération. Le test toulousain, qui devra durer deux semaines, permettra de définir le potentiel de cette technologie, et l’application qui pourrait en être faite dans une grande ville comme Toulouse. « Il y a un important cahier des charges, précise Alexandre Marciel. Entre autres, il faut contrôler la résistance des matériaux, la capacité en production d’électricité et le coût d’installation. » Au-delà des contraintes techniques, une technologie comme celle-ci pose des questions financières : l’électricité produite gratuitement constituerait par exemple un manque à gagner important pour les vendeurs historiques de courant.

 

Pour Alexandre Marciel, il s’agit également d’ « ouvrir les consciences. Il y a de belles perspectives pour ce concept, mais son avenir dépendra des résultats du test d’une part, et d’une forte volonté politique et industrielle de l’autre, afin d’imaginer son intégration au niveau municipal. » L’avantage est la possibilité d’emmagasiner l’énergie créée par les passants en journée, à des heures de grande affluence, pour l’utiliser le soir et la nuit. D’autres applications sont à imaginer : éclairage public, événementiel ou encore jeux d’enfants (marelle par exemple).

 

Clément Sirdey pour ObjectifNews 

(Photo : Clément Sirdey)

Tag(s) : #NRJ vertes

Partager cet article

Repost 0